Attention - Navigateur obsolète
Vous voyez ce message car votre navigateur est ancien. Merci de le mettre à jour afin de profiter au mieux du site Apréva.

Santé auditive : 57 milliards d’euros par an !

Le bruit fait partie de la vie. Et les bruits évoluent. Dans notre société, les chants d’oiseaux disparaissent. Et les coqs sont traduits en justice ! La tolérance au bruit est variable selon les situations et les personnes. Les nuisances sonores liées aux transports, à l’activité professionnelle et au voisinage coûtent. Dans une étude publiée en 2016, le Conseil National du bruit et l’ADEME (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) estiment que les pollutions sonores pourraient coûter en France, chaque année, de l’ordre de 57 milliards d’euros.

 

Ce coût intègre l’ensemble des conséquences liés au bruit, autant sanitaires que sociale. Les effets du bruit sur la santé sont bien connus : gêne, difficulté d’attention et de concentration, fatigue, irritabilité, troubles du sommeil, stress, hypertension artérielle, troubles digestifs, etc. Sans oublier les effets purement auditifs : fatigue, voire surdité irréversible. Tout dépend du niveau et de la durée d’exposition. On parle aujourd’hui de santé auditive au sens ou la prévention vise à préserver la santé et la qualité de vie, autant que maîtriser le risque de surdité.

 

Perte de performances

 

En entreprise, les conséquences extra-auditives du bruit sont clairement identifiées : perte de productivité, difficultés d’adaptation, turn-over, absentéisme, difficultés relationnelles, voire conflits. De nombreux métiers reposent sur la possibilité d’écouter et de parler. Par exemple, un mauvais bruit sur un moteur est source d’alerte. Les échanges d’informations orales entre collaborateurs sont essentiels dans nombre de situations de travail. 

 

Surdité professionnelle et accidents du travail : 1,2 milliards.

 

Pour l’étude citée supra, le coût social des surdités professionnelles peut être estimé à 85 millions d’euros chaque année, en France. Quant au coût social des accidents du travail liés au bruit, il peut être estimé chaque année à 1,1 milliards d’euros. En effet, 10 % des accidents du travail seraient provoqués par des nuisances sonores sur le lieu de travail. Ce coût est, in fine, supporté par les entreprises. 

 

Gain de performance

 

Ces indicateurs démontrent que la maîtrise de l’exposition au bruit est un facteur de performance en entreprise. Un des marqueurs de surexposition au bruit est l’impossibilité de tenir une conversation sans hausser la voix à une distance d’un mètre de son interlocuteur. L’idéal est de solliciter son service de santé au travail pour faire un diagnostic de la situation. Pour l’association Journée Nationale contre le bruit, 59 % des actifs déclarent être gênés par le bruit et les nuisances sonores sur son lieu de travail. C’est dire l’importance de la question.