Attention - Navigateur obsolète
Vous voyez ce message car votre navigateur est ancien. Merci de le mettre à jour afin de profiter au mieux du site Apréva.

Lutter contre la sédentarité au travail

Sédentarité au travail

Le mouvement c’est la vie : tous debout !

Les études alertant sur les risques pour la santé d’un comportement sédentaire se multiplient. Leurs conclusions ? Plus de 49% d’augmentation de la mortalité, toutes causes confondues, + de 90% pour les accidents cardiaques, + de 110% pour le diabète de type 2. On continue ? Plus de 140 % pour les pathologies cardiaques, sans oublier des risques accrus de développement de pathologies telles que le cancer, l’obésité, la lombalgie, les troubles de santé mentale, l’incontinence masculine…

Bref, le bipède humain n’a aucun intérêt à rester assis et inactif toute la journée. Ce n’est pas dans sa nature…

« Nous sommes faits pour marcher, bouger, être actif et malheureusement, le footing d’une heure par jour ne compense pas totalement une journée de 8 heures devant un ordinateur, il faut surtout limiter ce temps passé assis et rompre les longues périodes d’immobilité », explique Kevin Desbrosses, chercheur à l’INRS qui définit le comportement sédentaire comme la position assise et allongée en état d’éveil avec une dépense énergétique inférieure à 1,5 fois celle du repos. Les Français passent en moyenne 7h30 par jour assis, domicile et travail confondus. Plus on reste longtemps assis sans bouger, plus les effets néfastes sont exponentiels.

C’est grave docteur ? Oui, si on n’y change rien.

 

Changer de comportement, ensemble, entreprise et collaborateurs

Bonne nouvelle, la solution existe et elle est simple : alterner les postures assise et debout. L’entreprise, qui a tout intérêt à avoir des salariés en bonne santé, proposera alors des solutions sur le lieu de travail telles qu’elles existent dans les pays nordiques, en Australie et aux Etats-Unis : bureau à hauteur réglable pour alterner les périodes de travail sur ordinateur debout et assis (parfait en rentrant de la pause déjeuner pour éviter l’endormissement…), ballon d’exercice en guise de chaise pour muscler le dos et les jambes, centraliser les imprimantes pour inciter les gens à se déplacer, aménager des comptoirs de café sans tabouret, proposer des réunions debout, plus courtes et plus efficaces à ce que l’on dit.

Le collaborateur fera sa part en allant parler à son collègue de bureau plutôt qu’en lui envoyant un mail, en téléphonant debout, en se levant pour s’étirer, en prenant les escaliers plutôt que l’ascenseur, bref en bougeant toutes les heures environ. Mais aussi en venant au travail à pied, à vélo, en métro, en bus, en marchant à la pause méridienne… Pour une meilleure hygiène de vie au travail où la sédentarité est subie. Autant de nouveaux comportements à emporter aussi à la maison, pour insuffler davantage de vie dans des corps de plus en plus ankylosés à force d’être remisés devant les écrans.

 

Pour en savoir plus : Le comportement sédentaire au travail, de Kévin Desbrosses