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Six aidants sur dix travaillent ! Comment faire ?

En France, 8 à 11 millions de personnes, soit un français sur six, aident un proche qui est en situation de perte d’autonomie. 90 % d’entre eux aident un membre de leur famille. 60 % d’entre eux travaillent et 44 % d’entre eux font part de leurs difficultés à concilier leur rôle d’aidant et leur vie professionnelle . Plusieurs options existent : congé de présence parentale, congé de solidarité familial, congé de proche aidant. Sans oublier l’aménagement de temps de travail, le don de jours de RTT ou le télétravail.

 

 

Rappelons que, depuis 2016, une définition légale de l’aidant ou aidante existe : « Personne qui vient en aide de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne d’une personne en perte d’autonomie, du fait de l’âge, de la maladie ou d’un handicap » (Loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement).

 

Pour aider un enfant : le congé de présence parentale.

Le salarié a un enfant à charge de moins de 20 ans, qui nécessite des soins contraignants et une présence soutenue, du fait d’une maladie, d’un handicap ou d’un accident. En outre, cet enfant ne perçoit pas un salaire mensuel brut supérieur à 932,29 € et ne bénéficie pas d’une allocation logement ou d’une prestation familiale. Sans condition d’ancienneté, le salarié dispose d’une réserve de 310 jours à utiliser sur trois ans, sur la base d’un certificat médical qui précise la durée prévisible du traitement. Durant le congé, le contrat de travail est suspendu. Le salarié n’est pas rémunéré ; il peut bénéficier de l’allocation journalière de présence parentale (Ajpp).

 

Pour aider un proche en situation de dépendance : le congé de proche aidant.

Le congé de proche aidant est un droit ouvert à tout salarié (privé et fonction publique) sans conditions d’ancienneté, à partir de janvier 2020. Il permet de suspendre temporairement son activité salariée pour aider une personne proche : conjoint, ascendant, descendant, enfant à charge, collatéral jusqu’au 4° degré, personne âgée ou handicapé avec laquelle il réside ou avec laquelle il entretient des liens étroits et stables, à qui il vient en aide de manière régulière et fréquente. La personne aidée doit présenter un handicap ou une perte d’autonomie d’une particulière gravité. Elle doit résider en France, de façon stable et régulière. En l’absence de dispositions conventionnelles, la durée maximale est de trois mois. Il peut être renouvelé sans dépasser une durée totale d’une année sur l’ensemble de la carrière professionnelle. L’employeur peut accepter que le congé soit fractionné ou transformé en temps partiel. À l'issue du congé de proche aidant, le salarié retrouve son emploi ou un emploi similaire, assorti d'une rémunération au moins équivalente, et en conservant les avantages acquis. A partir d’octobre 2020, les personnes en situation de congé pour proche aidant pourront bénéficier, sur leur demande, d’une allocation versée par la Caisse d’allocation familiale ou la Caisse de mutualité sociale agricole. Fixé par décret, le montant de cette allocation serait de 43 € par jour pour une personne vivant en couple et 52 € par jour pour une personne vivant seul.

 

Pour aider un proche en fin de vie : le congé de solidarité familiale.

Le salarié qui souhaite assister un proche (ascendant, descendant, frère, sœur, personne partageant le même domicile ou qui l’a désigné comme personne de confiance), dont le pronostic vital est en jeu du fait de l’évolution d’une affection grave et incurable, peut bénéficier du congé de solidarité familiale. En l’absence de dispositions conventionnelles, la durée maximale du congé est de trois mois, renouvelable une fois. Il n’est pas rémunéré. Le salarié peut bénéficier de l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie.